SE SENTIR PRÈS DU
BURN OUT
- L’alerte entendue par David face à son épuisement
- Une fatigue qui ne passe plus
- Nos 1ers échanges : sortir du silence
- L’acceptation : un tournant vers le ralentissement
- La réémergence de l’étincelle, un équilibre retrouvé
» Je sens bien que je ne peux plus continuer comme ça…. »
m’avait avouée David *
(*Cette chronique est illustrée par un prénom fictif et des détails ont été modifiés afin de préserver l’anonymat du client)
Son regard. . . vide
» La journée était enfin terminée.
L’ambiance pesante du travail m’accompagnait jusque dans ma voiture. Les regards lourds, les exigences, cette impression que tout repose sur moi….
Je suis monté dans ma voiture, j’ai claqué la portière comme pour essayer de garder tout ce stress à l’extérieur. J’ai levé les yeux vers le rétroviseur.
Et là, je me suis vu.
Mon propre reflet.
Mon visage me renvoyait une image que je ne reconnaissais plus : des traits tirés, des cernes profondes, et ce regard….vide.
Ce moment, seul dans ma voiture, a été le déclic.
J’ai l’impression d’être coincé dans des sables mouvants, chaque effort pour avancer m’enfonce un peu plus.
Je sens bien que je ne peux continuer comme ça. »
UNE FATIGUE QUI NE PASSE PLUS
David sentait qu’un ajustement était nécessaire :
- Même après une nuit de sommeil, il se réveillait fatigué.
- Il oubliait des détails, manquait de concentration.
- Il se surprenait à s’agacer pour des petites choses, notamment avec son fils de 5 ans.
- Il faisait tout par automatisme, sans plaisir ni engagement.
- Il évitait les échanges agréables, que ce soit avec ses collègues ou sa compagne.
Il savait que quelque chose devait changer, mais ne savait pas comment s’y prendre.
Son médécin lui a proposé un arrêt de travail et lui a donné mes coordonnées.
Il a hésité. Puis, il a pris rendez-vous.
NOS PREMIERS ÉCHANGES : SORTIR DU SILENCE
Lors du 1er entretien, David était encore en lutte contre lui-même.
« Je n’avais jamais pensé que j’aurais besoin d’être aidé, mais là…..je suis à bout ».
C’était la 1ère fois qu’il consultait.
Sa voix était basse, ses mots portaient le poids des mois de mal-être dissimulé.
Au début, il résistait. Il minimisait. Il disait que ce n’était qu’une mauvaise passe.
Mais peu à peu, il parlé.
De cette pression constante. De cette fatigue qui ne se résorbe pas. De cette impression d’être piègé dans un rythme qu’il ne maîtrise plus.
« Vous avez le droit d’être fatigué, de ne pas tout porter tout seul » lui avais soufflé.
Ces mots, pourtant si simples, ont marqué un 1er pas. Une autorisation à ralentir.
L’ACCEPTATION, UN TOURNANT VERS LE RALENTISSEMENT
David réalisait qu’il avait tout misé sur la performance. Qu’il ne s’autorisait pas le moindre ralentissement, par peur de décevoir, de perdre en efficacité.
✔ Il a commencé à écouter ce que son corps lui disait.
✔ Il a pris conscience que tenir à tout prix n’était pas une preuve de force, mais un risque.
✔ Il a accepté que ralentir ne signifiait pas échouer.
« Et si la vraie force, c’était d’apprendre à s’écouter avant qu’il ne soit trop tard ? »
Ce fut un basculement.
Petit à petit, il s’est posé les bonnes questions :
🔹 Pourquoi est-ce que je m’inflige ce rythme ?
🔹 Qu’est-ce que j’essaie de prouver ?
🔹 Comment ajuster ma vie sans tout remettre en question ?
RÉÉMERGENCE DE L’ÉTINCELLE ET ÉQUILIBRE RETROUVÉ
La réémergence de l’étincelle :
À ma question : « Qu’est ce qui vous rendait heureux avant que le stress ne prenne toute la place ? », il a réalisé qu’il avait complètement délaissé ses moments de respiration : la guitare et les promenades en pleine nature.
Il a compris que ces moments n’étaient pas du temps perdu, mais du temps vital.
Petit à petit, il a mis en place ses ajustements concrets :
- prendre de vraies pauses en apprenant à ressentir ce dont il a réellement besoin,
- déléguer certaines tâches et accepter qu’il ne pouvait pas tout gérer seul,
- s’autoriser à dire stop.
Et l’effet boule de neige a commencé. Son énergie est revenue, son regard s’est éclairi.
« Je me rends compte que je n’avais pas besoin d’être parfait, juste humain ».
Un équilibre retrouvé :
En quelques semaines, David qui se sentait pris dans des sables mouvants, a réussi à se stabiliser.
Nos entretiens lui ont permis de transformer une alerte en opportunité de réajustement.
Il a partagé : « Le plus grand bienfait de ce soutien, c’est d’avoir compris que demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse mais de lucidité« .
Son témoignage est un rappel puissant que l’on peut percevoir les signes à temps, et ajuster avant de s’effondrer.
Il suffit parfois d’un reflet dans un rétroviseur, d’un espace pour s’exprimer, et de la volonté d’ajuster les choses à temps pour retrouver son équilibre.